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16.09.2008
Un chien "entendu" comme témoin en justice
Rassurez-vous, ce n'est pas un acharnement contre les juges français, juste un hasard. La preuve, je ne ferai pas de commentaire sur cette affaire bizarre.
Justice - Le "témoin" était un chien
Un juge d'instruction de Nanterre s'est déplacé cet été sur les lieux d'une mort non élucidée avec l'animal de compagnie de la victime pour le "confronter" aux deux suspects.
Amélie GAUTIER - le 09/09/2008 - 22h52
L'histoire ressemble à un épisode des Experts mais elle se déroule en France. Décembre 2005. Dans une ville des Hauts-de-Seine, une femme de 59 ans est retrouvée pendue à son domicile. Seul témoin du drame : un chien, son chien. C'est un suicide pour le parquet de Nanterre, un meurtre pour la famille qui dépose plainte avec constitution de partie civile. En janvier 2006, une information judiciaire pour "meurtre" est ouverte. Deux personnes sont mises en examen. Début juillet 2008, Thomas Cassuto, le juge d'instruction en charge de cette affaire organise un transport sur les lieux de cette mort non élucidée, le domicile de la femme défunte. Avec lui, le greffier, les deux suspects et deux vétérinaires comportementalistes. Oui, le chien est aussi du "voyage". Objectif : "confronter" le canidé aux deux personnes mises en cause dans l'affaire. Un chien comme "témoin" sur les lieux d'une mort suspecte. L'information a été révélée mardi par France Info.
Selon une source proche du dossier jointe par LCI.fr, le chien a "été présenté aux deux personnes mises en examen et son comportement" face à elles "a été observé". D'après Le Canard Enchaîné qui consacre un article mercredi à cette affaire, le chien, un dalmatien n'a pas eu de "réaction significative", à l'exception d'une fois, lorsqu'il s'est agité autour "d'un gendarme qui exerce les fonctions de... maître-chien". Selon France Info, en revanche, qui parle d'un seul suspect sur place, le chien aboie en sa présence. Le greffier de noter le jappement. Mais c'est son rôle.
"Un chien par définition ne peut pas être témoin", réagit Bruno Thouzellier, président de l'Union syndicale des magistrats (USM), qui parle d'une histoire "assez inédite". Il poursuit : "Le juge d'instruction sait très bien qu'un chien ne peut en aucun cas être " entendu" ou "utilisé" dans une instruction. Selon le magistrat, qui n'avait pas de précisions sur cette affaire, si le juge d'instruction a organisé ce transport sur les lieux en présence du chien et des deux suspects, "c'est que peut être dans le dossier, il y a des éléments qui rendaient nécessaire qu'il voit la réaction du chien face aux personnes mises en cause dans cette affaire." Comprendre éventuellement corroborer -ou non- certains points que le juge Cassuto avait déjà développés dans son instruction. Et d'insister : "on ne sait pas pourquoi le chien a aboyé et cela ne peut en aucun cas être un élément de preuve". Mardi, le juge Cassuto n'avait pas pu être joint par LCI.fr.
Source: Tf1.fr
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